Éditorial
La culture, n’est-ce-pas ce qui, d’une graine, fait naître un plant qui parfois grandit, pour porter un fruit développé qui mûrit, nourrit ? La culture porte en son cœur l’idée de fertilité, d’évolution, de transformation. Grand-Champ la portant jusque dans son nom même, dans ses gènes de terre agricole, pour ce premier dossier proposé par la rédaction, nous avons eu envie de parler culture. Parfois la culture est joyeuse, relaxante, facile d’accès. D’autres fois elle est dérangeante, agaçante, choquante même, pourquoi pas. Toujours elle questionne, nourrit et, le plus souvent, fait grandir. A Grand-Champ, elle fut quelque temps là comme une évidence, en cœur de bourg, accessible entre les murs de la Villa gregam. On l’a vue aussi à la salle Joe le Cheviller, à la médiathèque, en extérieur, sous forme de pièces de théâtre, de chansons, d’expositions de photographies… Certains de ces lieux ont disparu, d’autres lui ouvrent encore leurs portes, occasionnellement ou plus souvent. Nous sommes de nombreux Grégamistes à être férus de cette culture qui nous fait peindre, lire, écrire, nous rendre au théâtre, à des spectacles, des expos… Pour en parler, pour en discuter avec vous, il nous a fallu commencer par quelque part. Alors, nous sommes allés à la rencontre des figures culturelles de Grand-Champ, celles qui sont connues et celles qui sont plus discrètes, toujours avec cette question à l’esprit : où est passée la culture à Grand-Champ ? Parce que si André Malraux a dit « l’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme », il est peut-être temps de faire ce chemin à nouveau ; Qu’en dites-vous ?
La rédaction


